Skip to content

L' e-mag culturel de l'Oise

La culture 6.0, Musiques etc…

Menu
  • Accueil
  • Articles
    • L’Enceinte Festival 2026 à Pierrefonds : une deuxième édition du 3 au 5 juillet
    • Scènes d’Été 2026 à Beauvais : quatre vendredis de concerts gratuits en plein air
    • Les Festival Photaumnales interroge le futur de la photographie
    • Feu à Volonté : cinq générations de rap réunies le 25 septembre 2026 à la Grange à Musique
    • Philippe Katerine en version pop symphonique à l’Espace Jean Legendre de Compiègne
    • Festival Malices & Merveilles 2026 : Un week-end magique à la Maladrerie de Beauvais les 29 & 30 août 2026
  • Portraits
    • Portrait : Michel Guinand, la passion vinyle
    • Portrait : les morceaux de choix de Skibilibop
    • Portrait : Gilles Votte, le retour du bois
    • Portrait : Sophie Lebot, elle était une fois….
    • Portrait : Nikkotab, Les toiles du cinéma
    • Portrait : Gordon, la fine touche électro…de Villeneuve-sur-Verberie
    • Portrait de lieu : le Tigre de Margny-les-Compiègne
    • Portrait de lieu : L’Ouvre-boîte de Beauvais
    • Portrait de lieu : La Manekine de Pont Sainte-Maxence
    • Portrait de lieu : La Maladrerie Saint-Lazare de Beauvais
    • Portrait de lieu : « La maison de Bd » à Creil
  • Oiza-mag
    • Oiza#1 – Janvier 2014
    • Oiza#2 – Février/Mars 2014
    • Oiza#3 – Mars/Avril 2014
    • Oiza#4 – Avril/Mai 2014
    • Oiza#5 : portrait de Nikkotab, de la Maladrerie de Beauvais…
  • Images
    • Photos : L’échappée belle de Mermonte à Crépy-en-valois
    • Photos : Arnaud Ducret à la salle Dagobert de Verberie
    • Photos : « Jours de fête » à Feigneux
    • Photos : Imaginarium Festival, vendredi 30 mai
    • Photos : retour sur « Les femmes s’en mêlent » à la Grange à Musique de Creil
    • Photos : Baptiste Lecaplain à la Manekine de Pont Sainte-Maxence
    • Photos : Cascadeur à l’Ouvre-boîte de beauvais
    • Photos : Mesparrow à la Manekine de Pont Sainte-Maxence
    • Photos : La communion musicale d’Interzone au Palace de Montataire
    • Photos : Crimson ProjeKCt au Ziquodrome
    • Video : Mickey Van Gelder & The Swinging Dice au bistrot-brasserie « Au bon coin »
    • Photos : Cats on Trees à l’Ouvre-boîte de Beauvais
    • Photos : Oldelaf à la Salle Pommery de Clermont
    • Photos : Magic Malik à la salle Saint-Gobain de Thourotte
    • Photos : The Excitements, John The Conqueror et The Buns à la Grange à Musique
    • Lieu : Visite au Mange-disque à Clermont
    • Lieu : Inauguration du Tigre
    • Cinéma : Dany Boon au Majestic de Compiègne
Menu
Alexis HK - Bobo Playground

Interview : Alexis HK, le parcours d’un chanteur heureux

Posted on 15 novembre 202315 novembre 2023 by oizaman
Facebook0
Twitter0
Google+0
Pinterest0
LinkedIn0

Depuis 25 ans et 6 albums studio (sans compter les Lives et les diverses collaborations ), le chanteur Alexis HK se fraie un chemin tranquille dans le paysage de la chanson française. Un parcours au succès suffisamment large pour poursuivre sa belle aventure au pays de mots façonnés par une plume aussi finement affûtée que remarquablement conteuse. Rencontre, avant son concert à l’Espace Jean Legendre, jeudi 16 novembre 2023, avec un chanteur heureux de partager la scène avec des musiciens et une équipe qu’il aime, condition sine qua none de la vie d’artiste qu’il a choisie.

Comment se déroule la tournée ?

Ça se passe plutôt bien. Je suis content car les salles sont pleines, les gens sont enthousiastes et c’est une tournée entre amis avec des gens que j’adore. C’est un des grands privilèges de ce métier de pouvoir travailler avec des gens qu’on aime énormément.

Vous allez présenter votre dernier album “Bobo Playground” qui s’est construit durant le période du confinement

Il s’est construit durant la période du confinement avec des chansons que j’avais préalablement écrites. J’ai aussi écrit quelques nouveaux titres. J’ai surtout centralisé tout ce que j’avais pour faire un album. Pour remonter le moral de l’équipe de production, je me suis dis qu’on aurait quelque chose de prêt à la sortie. C’est une volonté de regarder devant. Quand on écrit des chansons, on est ouvert à ce qui se passe dans le monde, pour donner un point de vue, un regard.

Quelle est la source de ton inspiration ?

J’ai le sentiment que c’est l’étonnement qui crée de l’inspiration. On peut reprocher tout ce que l’on veut au monde dans lequel on vit, mais on ne peut pas lui reprocher d’être étonnant, surprenant et parfois flippant. Quand on est étonné par la vie, par le fait d’être en vie, on peut trouver des sources d’inspirations un peu partout. C’est plus un état d’esprit qu’un lieu. Lorsqu’on a rien à dire ni à écrire, il vaut mieux s’abstenir. Quand on le fait, c’est qu’on a trouvé une petite flamme d’étonnement qui donne envie de raconter. Il y a aussi la rencontre avec d’autres artistes qui donne l’inspiration. Elle vient de l’extérieur mais pour la déclencher, il faut une bonne envie intérieure.

Quand on écrit des chansons, on est ouvert à ce qui se passe dans le monde, pour donner un point de vue, un regard.

Vous prenez des notes pour écrire vos chansons ?

Je prends toujours plein de notes et je bosse beaucoup. J’ai une pièce à la maison où j’ai beaucoup d’éléments comme des ordinateurs, des instruments, des machines qui me permettent de me concentrer et de me focaliser sur ce que j’ai envie de faire. Je prends des notes sur la route, en tournée, surtout aujourd’hui avec les moyens à notre disposition comme les smartphones qui permettent d’enregistrer. Ce sont des mines d’or. Si on fouille le téléphone de certains artistes, on peut faire un album.

Comment viennent les chansons, le texte en premier ou la musique, ou l’inverse ?

C’est plus une idée qui va déclencher l’envie d’aller plus loin, aussi bien en paroles qu’en musique. Certains mots épousent une ambiance musicale ou inversement qu’une atmosphère collerait bien avec des paroles. C’est une intention, un angle qui m’a parlé qui va déclencher en moi l’idée de la chanson. Ensuite paroles et musique s’imbriquent et plus on fusionne, meilleure sera la chanson.

Quand vous écrivez des chansons, le texte n’est-il pas néanmoins la base ?

Si je n’avais pas su écrire, je ne me serais pas lancé dans la chanson. Mon envie de départ est de raconter des histoires, avec une guitare. Le texte est central en effet. Brassens disait qu’une bonne chanson c’est d’abord un bon texte. Si vous avez un bon texte, bien ficelé, vous pourrez le mettre en musique de mille manières. Le texte et la mélodie sont les éléments essentiels.

Si vous avez un bon texte, bien ficelé, vous pourrez le mettre en musique de mille manières. Le texte et la mélodie sont les éléments essentiels.

Comment se présente votre formation dans la figuration du concert ?

On a commencé la tournée en duo avec Sébastien Collinet, le co-réalisateur de l’album, qui est également guitariste et claviériste, un super musicien. Au bout de dates, nous nous sommes dit, avec l’équipe de production La Familia, qu’on devait proposer un vrai spectacle, avec un décor, une mise en scène et une formation à plusieurs musiciens. Donc aujourd’hui, nous sommes 4 sur scène, avec un batteur et un bassiste qui est aussi violoncelliste. C’est une formule douce mais avec de l’énergie qui ressemble à l’album. On reprend le dernier album mais aussi des anciens morceaux.

Vous aimez composer des rythmes hip-hop et parfois même reggae pour servir vos mots ? quelle est la direction musicale qui guide vos chansons ?

Mon adolescence avait un pied dans la chanson française et un autre dans les musiques actuelles plutôt afro, hip-hop reggae, ragga. J’adorais ça car il y a du flow, du verbe, de la contestation. Aujourd’hui, les rythmes des chansons traduisent mon envie de m’amuser.  Je peux chanter, rapper un peu si j’ai envie. Je ne m’en prive pas. Quand on fait ses propres chansons, il ne faut pas se priver d’emprunter des chemins plus risqués. À part un bide, on ne risque pas grand chose mais ce sont les risques du métier. L’important est de faire ce qu’on veut faire, ce dont on a envie. Le public ressent quand on est authentique et qu’on se lance dans quelque chose qu’on a vraiment eu envie de faire même si c’est risqué ou tendu, plutôt qu’un truc trop installé. J’ai l’impression que les gens qui me font l’honneur de m’écouter me semblent assez ouverts à cela. J’essaye de continuer à m’amuser en tout cas.

Durant la tournée, avez-vous l’occasion de créer de nouveaux morceaux ?

Je travaille toute la journée pendant la tournée hormis les petites visites touristiques. J’ai du temps et plus je travaille dans la journée, meilleur sera le concert du soir même si ce que je fais n’a rien à voir avec ce concert en particulier. J’écris de nouveaux morceaux, je cherche des arrangements. J’ai toujours une guitare, un ordinateur à proximité pour jouer, enregistrer ou noter. Cela permet de rester en éveil et d’avoir de nouvelles petites idées sur le son. Il faut bosser tout le temps.

Quand on fait ses propres chansons, il ne faut pas se priver d’emprunter des chemins plus risqués

Quelle est la place de la musique dans votre vie de tous les jours ?

On écoute beaucoup de musique à la maison. J’ai trois enfants, deux ados et un petit garçon. J’aime écouter des classiques et du jazz. J’aime faire écouter Louis Armstrong à mon enfant de 2 ans, c’est bon pour la santé. J’aime beaucoup le piano et notamment le pianiste Tigran Hamasyan. Mes deux ados sont fous de Brassens et de chanson française. Ils aiment les paroles et sont attachés au patrimoine de la chanson. Il y a un qui écoute le “Laisse béton” de Renaud toute la journée, et ce n’est pas moi qui l’ai poussé. La différence entre hier et aujourd’hui, quand tu vas chez quelqu’un, ce n’est pas “ Tu as Bob Dylan ? mais désormais Tu mets Bob Dylan, s’il te plait ?” Ça change tout. Les possibilités aujourd’hui sont infinies, de se cultiver, de fabriquer des choses. Avec internet, on peut par exemple apprendre à fabriquer une voiture sans avoir suivi un seul cours de mécanique. Ça va prendre du temps mais on peut le faire. Les outils à notre disposition sont énormes mais on ne regarde pas assez de ce côté là. Si vous passez votre journée sur un réseau social, vous avez raté votre journée. Pendant une heure à la limite, mais il faut être créatif, on a des outils hors du commun et à la portée de tous pour créer. Il faut apprivoiser tout cela. C’est vertigineux car si on veut écouter de la musique Moldave, on pourra écouter tout la musique par exemple.

La différence entre hier et aujourd’hui, quand tu vas chez quelqu’un, ce n’est pas “ Tu as Bob Dylan ? mais désormais Tu mets Bob Dylan, s’il te plait ?” Ça change tout.

Vous alternez vos albums et des projets collaboratifs

L’essentiel est d’être avec des gens qu’on aime. J’ai choisi ce métier car je savais que je pourrais travailler avec des gens que j’apprécie. Je privilégie le fait d’être épanoui émotionnellement et relationnellement avec des gens que j’aime. Je préfère jouer avec un pote qui joue moins bien plutôt qu’avec quelqu’un que je n’aime pas mais qui joue super bien. Je m’offre ce luxe. Donc tous les gens avec je joue ou que je cite, sont toujours des gens avec qui je me sens très bien. C’est un privilège énorme et il ne faut pas s’en priver. On a besoin d’être heureux avec des gens qu’on aime et de faire des choses avec eux et pas seulement dans la musique. Si j’étais capitaine d’industrie, je chercherai la synergie pour que les gens viennent travailler en sifflotant. C’est un peu utopique mais quand les gens font les choses ensemble, ils peuvent faire des choses extraordinaires. Je m’applique ce principe dans mon métier.

L’artiste est aussi là pour proposer des choses aux gens pour qu’ils se sentent bien. Vous pouvez aller voir Thiéfaine, il va vous noircir le cerveau mais il vous fera beaucoup de bien. Et pour faire du bien, il fait s’entourer de gens qu’on aime, c’est logique. Je discute beaucoup avec les gens après le concert. Je suis content quand ils disent que je leur ai remis le moral au beau fixe. Je suis ravi. Le contrat est rempli.

D’après vous, avez-vous un public de connaisseur ?

J’ai un public assez confidentiel mais qui me suit et est déjà venu en concert. Les adultes amènent leurs enfants. Avec 25 ans de route, je ne rencontre pas un très grand succès mais j’ai un un public attentif. C’est çà que je voulais en fait : pouvoir continuer à le faire sans être “emmerdé” par des questions médiatiques tout en ayant de quoi remplir des salles avec un super public. Je suis très chanceux. Cela me permet de ne pas faire de burn-out et de le faire en toute tranquillité.

Quels sont vos projets après la tournée ?

La tournée s’arrête au printemps et je prépare un projet avec mon camarade Benoît Dorémus qui s’appelle “Inavouables”. On essaye d’écrire des chansons qui ne devraient jamais être chantées devant un public. C’est un exercice un peu particulier car on est sur un fil en permanence mais on s’amuse beaucoup. Ça se met en place. Il manque quelques morceaux mais ça devrait être prêt à la fin de la tournée.

Connaissez-vous Compiègne ?

J’y suis venu quelques fois mais je ne connais pas bien. Dans mon souvenir, je sais que c’est joli. On s’est dit avec mon équipe qu’à chaque que l’on arrivait dans la ville pour le concert du soir, on allait se donner du temps pour faire une visite. On se réserve la tranche 14-16 heures avant les balances du concert pour aller visiter la ville. À Bayeux, on a été voir la superbe tapisserie par exemple. On essaye de se réserver deux heures de balade. Que me conseillez-vous ? Le château de Compiègne ? Ok, alors, la visite du château et de ses jardins, ça serait pas mal.

 

Infos :Espace Jean Legendre de Compiègne

Navigation de l’article

← Concert : du funk du futur avec The Strangers à la Grange à Musique
Sandra Nkaké à la Grange à Musique : une voix forte sur musique riche et variée →
    © 2026 L' e-mag culturel de l'Oise | Powered by Minimalist Blog WordPress Theme
    Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.