Le trublion pop Philippe Katerine sera l’invité de l’Espace Jean Legendre le 26 septembre 2026 pour la rentrée culturelle avec une mise en musique par l’orchestre de Picardie pour une Philippe Katerine Symphonie. Intitulé « Aux Anges », le spectacle revisitera ses chansons aussi déjantées que gentiment absurdes. Toujours libre, à l’affut de la curiosité, aventurier de son propre parcours, le sympathique perturbateur de la chanson pousse son propre bouchon pour aller repêcher ses anciens titres et les faire valser dans une aventure symphonique.
« Aux Anges » : quand la pop loufoque rencontre le symphonique
Il y a quelque chose de presque logique, à y bien réfléchir, dans l’idée de voir Philippe Katerine monter sur scène entouré d’un orchestre symphonique. Lui qui a toujours traité la musique comme un terrain de jeu infini, qui a mêlé bossa nova, électro, chanson française et absurde poétique au fil de plus de trente ans de carrière, franchit en 2026 une nouvelle frontière avec le projet Aux Anges.
Inimitable trublion de la scène musicale française contemporaine, adepte d’une pop aussi finement ouvragée que joyeusement débridée, Philippe Katerine revisite des chansons emblématiques de sa discographie en mode symphonique. À la direction, le chef Bastien Stil, qui orchestre ce dialogue entre la pop décalée de Katerine et les pupitres de l’Orchestre de Picardie.
Ce n’est pas un simple habillage de luxe sur des titres existants. Sous la baguette de Bastien Stil, les chansons de Philippe Katerine — de ses classiques incontournables à ses dernières créations — prennent une ampleur inédite. Les bois, les cuivres et les cordes viennent souligner avec une finesse insoupçonnée la mélancolie poétique et l’humour absurde qui font le sel de son écriture.
Philippe Katerine bouscule les codes de la pop en y ajoutant sa touche symphonique : une manière pour lui de mettre à l’honneur l’orchestre et l’univers symphonique dans tout ce qu’il a de plus poétique, onirique, voire féérique. Le projet propose ainsi une relecture poétique et onirique de son répertoire, où la pop bouscule ses propres codes au contact de l’orchestre.
Ce passage au format symphonique n’est pas un simple coup d’essai. Bien au contraire, Philippe Katerine nourrit depuis longtemps un lien étroit avec la musique orchestrale et contemporaine. On se souvient notamment de sa collaboration avec les chanteurs du Chœur de Radio France, et de sa façon d’avoir toujours aimé détourner les codes du lyrique et du sacré — comme dans son album Confessions — pour les mettre au service de sa poésie quotidienne.
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