Open top menu

Portrait : Michel Guinand, la passion vinyle

Portrait de Michel Guinand, disquaire du Mange-disque à Clermont

Depuis 17 ans, Michel Guinand tient les rênes du Mange-disque à Clermont. Dernier disquaire indépendant de l’Oise, il défend à la fois une conception humaine du commerce et une passion pour les vinyles. On ne rentre pas au Mange-disque : on va à sa rencontre.

L’année prochaine, il aura sa majorité, ses 18 ans. Mais en fait cela fait déjà longtemps qu’il est libre, curieux, ouvert. Depuis 17 ans, le Mange-disque nourrit les connaisseurs de bonnes sonorités, les accros aux vinyles, les passionnés mais aussi les flâneurs, les curieux et les touristes de passage. Dix-sept ans que Michel Guinand tient la baraque contre vents et marées, 17 ans que sa boutique résiste aux houles économiques. Elles n’ont pas fait chavirer sa passion, il tient le cap, l’oeil vif, le verbe haut, toujours prêt à défendre les couleurs du vinyle.

De la musique à la boutique

Pendant longtemps, Michel végète, fait des boulots de vente, joue de la musique, des percussions. « Pas en groupe, pour moi, je suis trop « dictateur », je sais trop ce que je veux musicalement ». Venu de Paris, il rencontre sa femme dans l’Oise et s’installe à Clermont. Puis décide « d’arrêter ses conneries, de faire quelque chose de sérieux, de rationnel. J’avais la volonté de faire quelque chose qui me fasse resplendir et qui me plaise». Sa visite deux à trois fois par an au magasin de disque « Édition limitée » de Margny-les-Compiègne (qui ferma ses portes en 2011) forge en lui l’idée d’en faire un métier. Il est fasciné par le monde qui se rend dans la boutique. Le 1er juin 1996, il prend alors les rênes de la celle de Clermont. « Je m’endormais un peu sur mes lauriers et j’avais une date butoir qui m’obligeait à prendre un commerce. Ça s’est fait en deux temps trois mouvements. Je l’ai vu comme une évidence. Clermont est à la  fois une ville et un village avec ses maisons, ses cités… ». Il investit alors rapidement le local de la rue des Fontaines qui fut tour à tour une boucherie où il y a eu un incendie, une enseigne d’esthétique et de cosmétique, un magasin de bijoux fantaisie et même encore une autre fois, une boutique de fringues avant de fermer. Lorsqu’il pénètre pour la première fois dans cet espace inoccupé pendant trois ans environ, il tombe instantanément amoureux du lieu…

Lire l’intégralité du portrait dans le mag de janvier ici

Précision : Dans le portrait de Oiza#1 de Janvier, Michel Guinand dit qu’il a eu vent que le magasin « La Malle à disques » d’Amiens allait fermer. Après renseignements pris de son côté, le magasin reste bien en activité.